
Twitter, plus qu’un service, c’est devenu un véritable phénomène, une sorte de cristallisation du concept de web 2.0. Bastien le décrit d’ailleurs parfaitement dans son dernier article :
Twitter touche environ un million de personnes, d’horizons très divers. On y retrouve bien évidemment une masse de geeks et de blogueurs, mais Twitter a su trouver une utilisation plus professionnelle en termes de journalisme citoyen, et révolutionne la manière dont nous nous informons, et par la même occasion, la manière dont nous informons les autres.
Il y a plusieurs mois, j’avais testé brièvement ce service. Rebuté par les aspects techniques, comme la limite de 140 caractères, l’ergonomie discutable du site ou le manque d’informations d’utilisation, j’avais vite laissé tomber. Le temps passant, j’étais bien obligé de constater que de plus en plus de services extérieurs sont reliés d’une façon ou d’une autre à Twitter. D’abord agacé, j’en suis vite venu à me demander pourquoi ce service, qui me semblait vraiment limité, avait un aussi grand succès.
Commençons par détailler un peu ce qu’est Twitter. Le sous-titre “what are you doing” semble clair, le but du service est d’annoncer aux autres ce que vous faites via des mini-messages visibles sur le site. Si vous laissez votre page publique, vos messages seront visibles par n’importe qui sur votre page. Que vous laissiez, ou pas, votre page publique, ces messages seront envoyés à vos “followers” (autres utilisateurs de twitters qui suivent vos mises à jour).
Les avantages de Twitter :
- Twitter utilise une technologie lui permettant d’envoyer des SMS (gratuits) en cas de mises à jour. Vos mises à jours sont donc envoyées par SMS à vos followers et vous pouvez recevoir de la même manière celles des gens que vous suivez.
- L’API de Twitter est ouverte à tous. En conséquence de nombreux (très nombreux) services extérieurs utilisent Twitter, que ce soit pour recevoir des données de ce dernier ou pour lui en envoyer.
- Il existe une multitude de clients externes pour Twitter (comme Twhirl ou Twitterific).
On retrouve ces avantages, toutes proportions gardées, sur plusieurs services web. Ce n’est donc pas, à priori, de la que Twitter tire son succès, même si certains d’entre eux, comme les SMS, y ont largement contribués. C’est dans son utilisation qu’on trouve la réponse au succès de Twitter.
Tout d’abord ce service est ancien (pour le web), il est connu et très utilisé. Si on se demande pourquoi il y a autant de monde qui se sert de Twitter, une bonne partie de la réponse est contenue dans la question. C’est justement parce qu’il y a beaucoup de monde dessus que Twitter attire de plus en plus d’utilisateurs, on a presque toujours quelque chose a y lire.

Ensuite parce que le service a été détourné de son but initial. Dans les faits, Twitter ne sert pas à annoncer aux autres ce qu’on fait, c’est devenu une sorte d’immense chatroom. On y trouve aussi bien des modifications de statuts, que de véritables discussions entre utilisateurs, mais surtout on y reçoit un nombre d’informations impressionnant, principalement sous forme de liens commentés.
C’est à partir de ce détournement de l’utilisation initiale du service qu’on trouve une des principales pistes de réponse au succès de Twitter. Dans l’univers du Web 2.0 il n’y avait pas de service permettant aux internautes, sans même qu’ils aient de liens entre eux, de discuter et d’échanger des informations à ce rythme.
De plus ce détournement est accompagné par les différents services externes utilisant l’API de Twitter. En observant les différents messages que j’ai reçus, j’ai constaté que plus de 75% d’entre eux provenaient de clients (Twhirl, Twitterrific et Tweetr principalement) ou de services externes (Twitterfeed par exemple). Même les messages estampillés “Via Web” sont envoyés pour une bonne partie par des widgets dépendants d’autres sites que celui de Twitter.
Article en 2 parties, la suite et la conclusion demain.




Jeudi 6 mars 2008 à 19:30
Oui j’avoue j’ai un flux twitter actif grace a tweeterfeed et à vrai dire je me demande bien qui me suis encore réèlement. J’adhère pas vraiment à tout ces mini-blogs, c’est pas plus mon truc que MSN: j’ai pas le temps de suivre, de répondre etc…
Jeudi 6 mars 2008 à 19:46
Je comprends ce que tu ressens, moi aussi je suis gêné par le coté MSN qui s’en dégage. C’est envahissant, si on n’est pas dessus pendant quelques heures les messages deviennent vite trop nombreux et incompréhensibles.