18H. Nous déambulons dans le centre d’Amsterdam. La veille nous avions repéré une rue remplie de restaurant asiatique dont certains proposait des buffets à volonté. Quitte à avoir faim nous nous sommes mis d’accord pour repousser encore l’heure du déjeuner et pour ne faire qu’un repas dans la journée.
Nous voila donc à la recherche d’une rue que nous n’avions trouvée que par pur hasard la veille. Comme je l’ai dit précédemment le quartier rouge n’est pas vraiment un quartier, c’est beaucoup plus grand et s’étend de façon complètement chaotique. Si certaines rues sont réservées aux prostituées et aux sex-shops d’autres sont presque entièrement occupées par des coffeshops, des smartshops et des hôtels à bas prix, d’autres encore sont réservées aux restaurants, ou aux boutiques de souvenirs.
Au milieu de ce chaos organisé, incompréhensible pour le touriste, nous ne savons pas très bien si ce qui ressemble au quartier chinois fait encore partie du quartier rouge. A quelques dizaines de mètres nous voyons les lumières rouges caractéristiques illuminer les fenêtres, pourtant cette partie est presque entièrement réservée aux restaurants et aux épiceries.
Au hasard de nos déambulations nous tombons sur une boutique d’Art-toys. En plein milieu de ce qui semble être le quartier chinois c’est presque surréaliste. Impossible de résister à la tentation, Pauline et moi entrons et passons un temps, sans doute trop long pour Olivier mais bien trop court pour nous, à lorgner tous ces Art-Toys originaux.
Du disque vinyle sérigraphié, à la figurine de collection en passant par les tee-shirts, il y avait un peu de tout dans cette boutique pourtant minuscule. La qualité était d’ailleurs impressionnante et je m’étonnais qu’une boutique puisse avoir pignon sur rue dans un quartier sans doute hors de prix pour vendre des articles aussi « segmentant ». Des figurines inconnues, qui valent une petite fortune, pour la plupart des gens c’est une sorte de playmobil bien trop cher, il suffisait de voir la tête d’Olivier pour s’en rendre compte, pour quelqu’un qui n’est pas dans la mouvance Graphisme ca mérite à peine le coup d’œil.
19H20. Nous avons retrouvé notre restaurant chinois, buffet à volonté pour 8,50€. Pour la nourriture pas de problème mais il faut se méfier du reste. Tout d’abord c’est 8,50€ de l’heure, vous pouvez manger ce que vous voulez dans ce qu’il y a au buffet mais chaque heure commencée est due. Pour ce prix vous n’avez aucune boisson, même pas de l’eau. Si vous demandez une carafe d’eau il faudra la payer (1€ les 25cl, mieux vaut prévoir ses bouteilles). Les autres boissons se prennent au distributeur et l’ambiance tient franchement de la cantine industrielle, aucune décoration, aucun service, pour ce prix vous avez la nourriture à volonté, point barre, même la vaisselle il vous faudra la mettre et la débarrasser.
20H. Nous voila dehors, repus. Il y a des moments ou Olivier me fait peur, je me demanderais toujours ou il peut engranger autant de nourriture dans un si petit corps, il mange plus que moi et ne fait que la moitié de mon poids. Considérant que sa seule activité sportive se limite à monter les étages quand il rentre chez lui et qu’il affectionne autant que moi les plats biens gras sans aucun équilibre, j’en arrive vraiment à me dire que la vie est injuste.
Nous recommençons à déambuler sans véritable but dans les rues du centre, essayant de capturer pour la dernière fois les images de ces rues à l’atmosphère invraisemblable.
21H. Nous échouons dans un bar à Narguilé à l’ambiance hallucinante. L’entrée évoque un vaisseau spatial, une constellation est peinte au plafond d’où pendent une soucoupe et un astronaute, tout y est en nuance de bleu et d’argent. Sans réelle séparation a quelques mètres la salle devient l’épave d’un galion, les nuances de bleues se mélangent au vert, les mouettes en plastiques disputent la place aux étoiles de mer et aux carapaces de tortues agrippées sur un immense filet suspendu au plafond. Plus loin toujours sans réelle séparation l’ambiance glisse vers le château médiéval, les fausses briques de pierre formant les créneaux côtoient d’immenses portes en bois plaquées à même le mur.
Tout le long de la vitrine un espace en forme de galion est aménagé pour que les clients puissent s’asseoir, de l’autre coté les canapés sont surchargés de coussins qui semblent me dire « affale-toi sur moi ».
Nous avons passé plus d’une heure dans ces coussins, buvant notre première et dernière bière à Amsterdam complètement éberlués par l’ambiance totalement loufoque de ce lieu pendant que Pauline s’endormait.
Un peu avant 22H30 malgré le fait qu’Olivier et moi soyons parfaitement éveillé la serveuse nous à demandé de réveiller Pauline, tentant de nous expliquer qu’elle passait son temps a réveiller les clients qui s’endormait dans leurs confortable cousins et que c’était impossible de l’autoriser pour le commerce.
Malgré nos explications, balbutiantes il faut bien l’avouer, la serveuse semblait croire que c’était sa faute si nous quittions le bar. Pourtant il suffisait de voir la tête de Pauline pour comprendre qu’il lui était impossible de rester éveillée plus longtemps, surtout au milieu d’un tas de coussins moelleux.
Comme la veille nous nous retrouvions donc à 22H30 dehors, tentant de rejoindre la voiture pour passer notre dernière nuit aux Pays-Bas.














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