Retour au bateau, la fatigue à beau être écrasante je n’arrive pas à m’endormir. Outre une certaine excitation qui me fait ressasser le moindre détail de ce que j’ai vu ces deux derniers jours, je réalise qu’un Terrien comme moi va avoir énormément de mal a supporter la gite qu’implique le fait de dormir sur l’eau.
A un rythme continu, des vagues, générées par le passage d’embarcations de grandes tailles dans le canal, atteignent notre bateau. Le tangage provoqué est minime, a peine quelques centimètres, pourtant il me tient éveillé, me forçant soit à me demander si ca a bougé, soit à compenser le mouvement du bateau en bougeant moi-même.
7H15. La cabine est plongée dans une obscurité telle que je n’en crois pas ma montre. L’atmosphère est presque égale à celle de la voiture la veille, la chaleur est insoutenable et l’odeur ne vaut pas mieux. N’ayant pas le courage de m’habiller pour confirmer ce réveil bien trop matinal je me fraye un chemin vers les toilettes. J’y passe une bonne demi-heure uniquement pour profiter de la fraicheur des lieux, somnolant jusqu’à ce que la sensation de fourmi dans les jambes devienne intenable.
Retour dans la cabine, Pauline et Olivier dorment toujours, la chaleur est toujours aussi intenable, l’odeur quant à elle est devenue bien pire, le contraste aidant. J’essaye de les réveiller pendant quelques minutes mais rien n’y fait, ils veulent récupérer de leurs nuits précédentes. Je sais très bien que je n’arriverais pas à me rendormir avec cette chaleur, je décide donc d’aller prendre une douche, espérant que le bruit les force à se réveiller.
Rien à faire, malgré le bruit impossible de les tirer du lit. Il me faudra attendre jusqu’à 9H30 pour qu’ils daignent se lever. Une fois leur réveil, et le petit déjeuner expédié nous voila enfin prêt à aborder la partie culturelle du voyage.
Direction les musées. Si, à Amsterdam, on peut trouver énormément de petits musées éparpillées de ci de la dans la ville, les grands musées eux sont tous regroupés au même endroit.
Le bien nommé Museumplein, est une sorte de parc, ou plus précisément de square encerclé par les plus grands musées des Pays-Bas :
- Le Rijksmuseum (le musée « classique » des Pays-Bas, regroupant les collections historiques)
- Le Van Gogh Museum (est-il besoin d’expliquer qu’il est consacré à Van Gogh ?)
- Le Stedelijk Museum (le musée d’art moderne des Pays-Bas)
- Le Diamond Museum (le musée du diamant, au sens littéral, Amsterdam étant LA ville du diamant brut)
- Ainsi que le Consulat des Etats-Unis et du Concertgebouw.
La file du musée Van Gogh commence à prés d’une centaine de mètres de l’entrée du musée et semble interminable. Heureusement pour nous elle avance vite en moins d’une demi-heure nous sommes à l’intérieur.
La visite s’étends sur 4 étages, le rez-de-chaussée est consacré à la boutique de souvenirs et à une salle sur les artistes contemporains de Van Gogh. Les premier et 2ème étages sont consacrés aux toiles de Van Gogh par ordre chronologique, le 3ème quant à lui est une collection d’estampes.
Arrivé au premier étage je me rappelle pourquoi la visite m’avait laissée un souvenir amer la première fois. La foule nous force à avancer en file indienne et compacte. On passe 30 minutes à piétiner pour faire les
Ceux qui ont le malheur de refuser le mode sardines entassées ne voient tout simplement rien d’autre que le dos des visiteurs faisant la queue. Régulièrement l’un d’entre eux tente de forcer la file, essayant de pousser les autres pour se frayer un chemin jusqu’aux toiles ce qui ne manque pas de provoquer une sorte de grommellement généralisé sur toute une partie de la file.
Le musée est bien, que dire d’autre ? L’œuvre de Van Gogh est magnifique, même si je lui préfère largement l’art contemporain, le musée est fourni et bien agencé, évitant de remplir des salles entières d’œuvres mineures, il y a toujours quelques tableaux majeurs poussant le visiteur à faire le tour de la salle au rythme lent de la file indienne.
Au premier étage la foule est compacte, grouillante et assez peu organisée. Au second déjà elle est beaucoup moins dense. Les étages sont hauts et les touristes ont toujours mal aux pieds ce qui pousse la plupart à abandonner après le premier étage. Nous avons d’ailleurs fait une longue pause avant de pouvoir terminer la visite qui devient de plus en plus agréable au fur et mesure qu’on se rapproche de la fin.
14H50. Nous sortons du Musée Van Gogh. Pauline et moi n’avons pas spécialement faim mais Olivier qui n’a pas pris de petit déjeuner commence à vouloir qu’on cherche un restaurant.














A 16:27 Le Mercredi 5 décembre 2007
No comment, le style, la narration, Bill, tu as tout d’un futur grand écrivain.