10H30 du matin. Après en avoir terminé avec les formalités nous étions en route pour le bateau. Arrivés sur le quai nous avons eu la surprise de constater que le bateau n’avait rien de la péniche initialement annoncée.
C’était un immense trois-mâts entièrement en bois et pour une fois plutôt qu’une galère c’était sur un galion que nous étions tombés.
Il était tout à fait possible que notre hôtel ait effectivement participé au tournage de pirates des caraïbes. Tout faisait décor de film, les canons étaient sortis sur le pont, la figure de proue se dressait fièrement et à l’intérieur des lustres en cristal illuminaient de grandes tables en bois brut.
Nous sommes donc repartis en ville, de toute façon il nous fallait retirer l’argent pour l’hôtel. Il faut comprendre qu’à Amsterdam tout se paye en liquide, une bonne partie des commerces n’acceptent ni les cartes, ni les chèques. De toute façon, le système de cartes bancaires n’est pas le même qu’en France.
Il est étrange de constater comme des gestes quotidiens très simple, peuvent devenir de vrais casse-têtes dès qu’on change un peu la façon de les réaliser. Quoi qu’il arrive vous aurez l’air d’un parfait imbécile les premières fois que vous voudrez utiliser votre carte. Dans la plupart des cas vous devrez glisser la partie magnétique de la carte et signer le reçu, il est aussi possible que vous ayez a glisser la partie magnétique puis a insérer la carte et à taper le code pour enfin signer le reçu, toutes les variations sont possible entre ces 2 propositions.
Le pire étant les automates, comme les bornes des parkings souterrains, ils se présentent exactement comme les nôtres, une fente pour le ticket, une fente pour la carte, une pour les pièces et les billets et enfin en bas, une trappe pour la monnaie. Retenez bien ca, ca pourra vous sauver la vie lors de votre prochain voyage. Vous devez tout d’abord mettre le ticket, puis dans la même fente mettre votre carte, taper le code, récupérer votre carte et enfin vous récupérez le ticket.
Quoi qu’il en soit le fait de payer en liquide vous fait perdre toute notion de ce que vous dépensez, vous donne l’impression que vous n’arrêtez pas de payer et surtout qu’en permanence vous vous faites avoir avec des prix spéciaux pour les touristes.
Midi. Nous avions retiré l’argent et nous étions de retour au bateau. Les premiers mots de l’employé me glacèrent le sang. « We’re overbooked, all my apologize ». Le temps d’être sur d’avoir compris ce qu’il venait de dire qu’il était en train de nous expliquer qu’il avait une solution dans un autre bateau.
A peine arrivé nous étions déjà dehors, trainant nos valises jusqu’au bateau accosté juste derrière le notre. Lui aussi c’était un trois-mâts, mais il n’avait rien à voir avec le Soevereign, notre magnifique Galion. C’était plutôt un voilier des années 30 ou 40, coque en fer, si il n’avait pas eu de voiles on aurait pu facilement le prendre pour une péniche.
Nous étions donc la, dehors sur le quai en train d’attendre pendant que l’employé du Soevereign, expliquait au gardien de l’autre bateau qu’il avait besoin qu’on lui dépanne une cabine. Après quelques minutes de palabres l’affaire était faite et nous étions à bord.
Heureusement l’intérieur du bateau, dont le nom est absolument imprononçable, illisible et impossible à écrire, était loin de l’image extérieure qu’il renvoyait. La poupe renfermait un salon en bois et cuir dont l’atmosphère rappelait furieusement les arrières salles privées de jazz-bar luxueux. Sous le pont un long couloir central desservait une grappe de cabines pour 2 ou 3 personnes.
Les cabines n’avaient rien de spécialement luxueux, mais elles avaient des toilettes et des douches individuelles, 2 lits et un troisième pouvait se déplier pour former un lit superposé de 2 couchettes.
Enfin nous avions posé nos bagages ! Nous avons tous profité d’une douche largement méritée avant d’aller pique-niquer le reste de nos sandwichs de la veille dans le grand salon.
Le temps n’était pas à la fête, le ciel était gris et il bruinait. Nos courbatures rendaient notre démarche incertaine et nous étions tous fatigués mais le simple fait d’avoir pris une douche nous permettait d’arpenter les rues d’Amsterdam avec le sourire.
Le vrai voyage pouvait commencer.














A 16:09 Le Mercredi 5 décembre 2007
Les sous doués en vacances, vous connaissez?