Le réveil est difficile. Ma tête est coincée entre le dossier du siège et la glissière de la ceinture de sécurité.
Le contact avec la vitre de la voiture me rappelle la température qu’il fait dehors. La simple idée qu’il faudra sortir à moitié nu pour avoir la place de se rhabiller me pousse à somnoler dans cette position totalement inconfortable.
Des gouttes de condensation viennent glisser jusqu’à mon front. Leur contact est insupportable et me pousse à tourner la tête dans l’autre sens. J’entrouvre un œil juste à temps pour assister au réveil d’Olivier. Pauline en essayant de s’extirper du fatras de vêtements lui servant de couverture venait d’envoyer un coup de genou dans l’appuie-tête du siège d’Olivier.
7H du matin. Ca fait bien 10H que nous marinons à 3 dans l’habitacle exigu de ma saxo. L’odeur est intenable mais la température extérieure, que nous rappelle la buée sur les vitres, nous paralyse pendant quelques minutes. Impossible de se décider entre la mort par suffocation ou par hypothermie.
C’est Pauline qui se décidera la première, elle est sortie d’un coup en courant pour se cacher derrière un monticule de terre quelconque. L’immonde bubon purulent ! Elle a laissé la portière grande ouverte ! La résignation est totale quitte à en être à ce point autant sortir.
En caleçon-chemise et pied-nus au bord de la mer… si ca n’avait pas été en Novembre et aux Pays-Bas ca donnerait presque envie.














A 15:56 Le Mercredi 5 décembre 2007
Je trouve cela charmant de comparer Pauline à un immonde bubon purulent, c’est très poètique, vraiment, bravo.
A 16:04 Le Mercredi 5 décembre 2007