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La légende de Beowulf

Depuis des années je tiens une liste noire des films les plus nuls du monde. Pendant longtemps le film ayant droit au privilège de la première place de cette liste était Beowulf, avec Christophe Lambert.

Petite parenthèse à propos de ce dernier, si vous ne l’avez jamais vu, il faut vraiment que vous trouviez un moyen de voir ce film. Je ne pense pas qu’on puisse vraiment avoir un point de vue critique sur le cinéma sans avoir vu ce film. Un fois passé le cap du scénario inexistant, des effets spéciaux dignes des séries Z des années 70, des seconds rôles stupides cumulant les anachronismes vous aurez la joie de gouter au jeu magnifique d’un Christophe Lambert en pleine forme et à sa grosse épée munie d’un frein à main (si, si).

Revenons-en à la Légende de Beowulf, vous comprendrez aisément pourquoi j’ai été voir ce film avec la plus grande méfiance. Avec un prédécesseur comme Beowulf il y a de quoi avoir des doutes.

Quoi qu’il en soit dès les premières secondes, surprise, il s’agit d’un film d’animation ! Je ne m’étais pas documenté sur ce que j’allais voir, j’avais vu l’affiche sur les abribus et une ou 2 critiques généralistes au fil d’émissions quelconques. Mais je ne m’étais pas douté une seconde qu’il s’agissait d’un film d’animation avant les premières images.

Des images bluffantes de réalisme

Les images sont à couper le souffle, pour ceux qui, comme moi, s’étaient bousculés pour la sortie de Final Fantasy (le film) histoire d’être soufflés par la qualité des graphismes, le travail sur les générateurs de textures aléatoires pour obtenir l’illusion d’une vraie peau, ou encore l’animation proche du réalisme ne seront pas déçus. La Légende de Beowulf est une vraie merveille d’animation.

Les acteurs y sont parfaitement reconnaissables, l’animation est parfaite, la modélisation bluffante et les textures arrivent à forcer un œil exercé à se demander si ce qu’il voit est réel.

John Malkovich, étrangement moins bien modélisé que les autres personnages

Les monstres détonnent légèrement, en comparaison du quasi-réalisme des personnages et des décors, les monstres ont un coté « gluant » qui m’a gêné. Peut-être est-ce volontaire, les monstres sont tout à fait effrayants et s’ils avaient traités comme les personnages cela aurait sans doute eu des répercussions sur le film (âge minimum, impact sur le public).

Pour ce qui est du scénario et de l’intérêt du film, je vous laisse seuls juges. Personnellement j’ai bien aimé même si ca n’a rien de transcendant, c’est un film d’action fantastique assez classique adapté à partir d’une vieille légende anglo-saxonne.

En tout cas n’hésitez pas à aller le voir, l’animation à elle seule justifie le prix du billet.

Si vous voulez des informations à propos du film vous en trouverez ici.

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Article consulté 102 fois Cinéma

2 commentaires pour “La légende de Beowulf”

  1. Erto
    A 20:58 Le Vendredi 4 janvier 2008

    Ca a l’air super bien foutu en effet, il me fait saliver ce film, faut pas que je tarde trop à aller le voir !
    Un seul truc me chiffonne un peu, comme ça, a priori : pourquoi choisir de représenter des acteurs réels ?
    Bon, soit on fait un film “traditionnel”, soit on fait de l’animation sous une forme ou une autre, pour, même si c’est de la 3D réaliste, s’éloigner du réel ou le sublimer. Enfin, il me semble qu’en gros, c’est un peu ça le truc, je suis pas spécialiste en même temps.
    Du coup, à part la prouesse technique que ça doit représenter, je ne vois pas la justification d’un tel parti-pris. Il y a là un truc qui, je ne saurais vraiment dire pourquoi en fait, me chagrine un peu.

    Ceci dit, ça n’enlève sûrement rien à la qualité du bidule, et je sens que je vais bien me régaler !

  2. Stellaire
    A 21:20 Le Vendredi 4 janvier 2008

    Oui alors effectivement c’est un peu déstabilisant de reconnaître les acteurs. J’ai eu exactement le même doute au début en me disant que c’était juste pour montrer une prouesse technique mais après coup j’ai réalisé que ça permet aussi de faire l’impossible… Un Anthony Hopkins de 120kgs, un héros plus musclé que schwarzy enchainant les scènes d’actions nu comme un ver et des monstres particulièrement monstrueux sans pour autant que ça paraisse en décalage avec le reste du film.

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